Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon
Colloque // Puisqu’on vous dit que c’est possible // 2ème partie

Du 1er octobre 2013 au 30 juin 2014

2ème partie

Séminaire, réunions hebdomadaires les mardis
Présentation des travaux lors du colloque « Images de Lip, création en lutte » à la Maison des Métallos à Paris les 12 et 13 novembre 2013
Voyage d’étude/échanges entre Besançon/Tétouan/Arc-et-Senans printemps 2013
résidence de travail à La Saline Royale en mai 2014
Préparation exposition « Puisqu’on vous dit que c’est possible » à la Saline royale d’Arc-et-Senans fin 2014 avec l’organisation d’un colloque international accompagnant le projet les 17 et 18 novembre 2014.

NOMBRE D’ETUDIANTS
10 maximum

LIEUX
Besançon / Saline Royale d’Arc-et-Senans / INBA de Tétouan

OBJECTIF / CONTENU
Le projet « Puisqu’on vous dit que c’est possible » qui emprunte son titre au film de Chris Marker s’inscrit dans la ligne de recherche Contrat Social, axée sur une réflexion large autour de la figure de l’artiste citoyen et qui s’appuie sur l’histoire bisontine nourrie des utopies sociales et de sa mémoire ouvrière. L’équipe de recherche souhaite poursuivre le travail entamé au cours de l’année 2012-2013 qui mettait en perspective « l’Affaire Lip » (40e anniversaire) et les questions de représentation de la lutte au regard de l’actualité internationale. La première étape du projet « Puisqu’on vous dit que c’est possible » fut de s’intéresser à l’émergence d’images dans une acception large du terme, d’actions et/ou d’objets provenant de modes de productions parallèles et de diffusions alternatives.
Pour prolonger, ces réflexions et pérenniser les partenariats engagés lors du voyage d’études et de l’atelier de cherche organisés à la Cinémathèque de Tanger au printemps 2013, l’équipe choisit de recentrer ses recherches selon deux champs d’investigation complémentaires développant des points de convergences et de tensions que sont la représentation de la lutte dans sa relation au travail en particulier dans une histoire industrielle écrite au passée, au présent et, peut-elle l’être encore au futur ? Le choix du lieu dans lequel aurait lieu la finalisation du projet, la Saline royale d’Arc-et-Senans ajoute un sens symbolique Construit sur les plans de l’architecte Claude Nicolas Ledoux, la Saline royale d’Arc-et-Senans est historiquement considérée comme la première « réalisation d’architecture industrielle monumentale » : « l’usine modèle ». La Saline anticipe et, par là-même, se présente comme une forme de témoignage d’un changement culturel fondamental en Europe, à la fin du XVIIIe siècle, témoignage de la naissance de la société industrielle. Ledoux avait pour ambition première, inachevée cependant, d’élaborer ensuite une Cité Idéale. Son plan est ainsi conçu pour une organisation rationnelle et hiérarchisée du travail selon une logique du progrès propre au Siècle des Lumières. Cité des utopies, la Saline royale semble être le nouveau lieu hors-champ, après Tanger, le nouveau centre névralgique propice à recevoir la convergence des développements du projet « Puisqu’on vous dit que c’est possible ».
Une réflexion pédagogique sera menée sur la production de l’exposition en tant qu’espace critique et sur l’ensemble du travail « curatorial » : depuis sa conception avec le choix de la problématique, la sélection des œuvres, leur mise en relation, jusqu’à leur accrochage et la communication graphique. Un colloque plus spécifiquement centré sur la dialectique « Représentation du travail/ Travail de représentation », sera organisé à la Saline royale les 10-11 et 12 décembre 2014, avec à ce jour, quatre grandes hypothèses de recherche soulevées : Utopie / Mémoire du travail ; Obsolescence programmée du travail (Ne travaillez jamais !) ; Economie du travail : Production/Post-production/Dé-production ; Artistes au travail/Posture/Imposture.
Comment l’artiste regarde le monde du travail ? Sujet de représentation, le travail vu par l’artiste au travail oblige à déplacer les lignes des attendus. L’appareil critique et théorique des études comparatistes, post-coloniales et subalternes convoqué lors de la première phase du projet trouvera également, par ce déplacement, toute sa portée.

EVALUATION
Assiduité et participation. Implication, investissement personnel et collectif. Production et présentation à la suite des recherches menées à Besançon et à la Saline royale d’Arc-et-Senans.

Stéphanie Jamet-Chavigny, professeur d’Histoire de l’art
Philippe Terrier-Hermann, professeur Photographie/Vidéo
En collaboration avec Thomas Bizzari professeur de graphisme et Matthieu Laurette, professeur Art/Multimédia


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