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L’institut supĂ©rieur des Beaux-Arts de Besançon prĂ©sente

L’histoire

Une histoire longue de plus de deux siĂšcles

L’École des beaux-arts de Besançon est officiellement fondĂ©e le 16 dĂ©cembre 1771 Ă  l’initiative du sculpteur Luc Breton et du peintre Jean Wyrsch, Ă  la suite d’une dĂ©cision de la municipalitĂ©. DĂšs ses dĂ©buts, l’établissement attire des Ă©lĂšves au-delĂ  du territoire bisontin, notamment en Alsace, en Suisse et en Allemagne. Les bouleversements de la RĂ©volution française interrompent cependant son activitĂ©, avant qu’un cours de dessin ne soit rĂ©tabli en 1807. L’école poursuit ensuite son dĂ©veloppement au XIXᔉ siĂšcle et s’installe en 1872 place de la RĂ©volution, oĂč elle partage des locaux avec le conservatoire de musique.

Une transformation majeure intervient dans les annĂ©es 1960. Dans le contexte de la rĂ©forme de l’enseignement artistique en France, l’école se dote d’une section d’esthĂ©tique industrielle, Ă  l’initiative du directeur Claude Dodane. Cette orientation, novatrice pour l’époque, contribue Ă  la reconnaissance nationale de l’établissement et rend rapidement nĂ©cessaire la construction d’un nouveau bĂątiment mieux adaptĂ© Ă  l’enseignement artistique.

Le projet d’une nouvelle Ă©cole prend forme Ă  partir de 1966. La municipalitĂ© choisit de confier la conception du bĂątiment Ă  l’architecte catalan Josep LluĂ­s Sert, figure internationale de l’architecture moderniste, en collaboration avec l’architecte bisontin GĂ©rard Boucton. PensĂ© comme un lieu ouvert et dĂ©cloisonnĂ©, le bĂątiment organise les espaces d’enseignement autour d’une grande « rue intĂ©rieure Â» et de patios qui structurent la vie de l’école. Le chantier dĂ©bute en 1970 et l’établissement est inaugurĂ© en 1975.

Aujourd’hui, installĂ© dans ce bĂątiment moderniste d’environ 7000 mÂČ, l’Institut supĂ©rieur des beaux-arts de Besançon accueille prĂšs de 200 Ă©tudiantes et Ă©tudiants en art et en design graphique. LabellisĂ© « Architecture contemporaine remarquable Â», l’édifice demeure un Ă©lĂ©ment central de l’identitĂ© de l’école, dont les espaces continuent d’accompagner l’évolution des pratiques artistiques, pĂ©dagogiques et de recherche.